Hélas ! toujours un homme, hélas ! toujours des larmes !
Toujours les pieds poudreux et la sueur au front !
Toujours d'affreux combats et de sanglantes armes ;
Le coeur a beau mentir, la blessure est au fond.
Hélas ! par tous pays, toujours la même vie :
Convoiter, regretter, prendre et tendre la main ;
Toujours mêmes acteurs et même comédie,
Et, quoi qu'ait inventé l'humaine hypocrisie,
Rien de vrai là-dessous que le squelette humain.
[la muse]
La nuit d'août
Alfred de Musset
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2 commentaires:
Moi qui était si optimiste, trop sans doute, je suis en train de perdre espoir dans les progrès de l’humanité … et pourtant, je lutte !
A ce stade, la lutte est importante !!
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