01 août 2007

2 x 22 !

Dans les villes de l'Homme Blanc il n'y a
pas de coin tranquille, nulle part on ne
peut y écouter bruire les feuillages du
printemps ou le froissement d'ailes des
insectes, mais peut-être est-ce pour cela
que je suis un sauvage et ne comprends pas.
Le fracas me semble insulter mes oreilles,
et qu'y a t-il dans la vie d'un homme,
s'il ne peut écouter le cri solitaire
d'un engoulevent ou les discussions des
grenouilles autour d'un étang, la nuit ?
Je suis un Homme Rouge et
je ne comprends pas.
L'indien préfère le bruit subtil du vent
qui ride la surface d'un étang et l'odeur
du vent, purifié par la pluie de midi ou
parfumé par le pin pignon.
L'air, l'air est précieux à l'Homme Rouge,
parce qu'il sait que toute chose partage le
même souffle ; la bête, l'arbre et l'homme.
Ils partagent tous le même souffle.

3 commentaires:

WaLou a dit…

Gros bisous à "danse dans le proxi" de ta petite soeur qui pense à toi !!!

z... a dit…

Moi qui croyait qu'un indien c'était de la grenadine avec un orangina! Hug !

raoul des terrains vagues a dit…

Dans les villes des hommes blancs, il y a ce petit coin tranquille où ils vont se réfugier avec une bd. ou le Fondement de la métaphysique des moeurs. Ils vont chaque jour y toucher le velouté des feuilles (parfum menthe, ou pèchabricot), écouter les froissements d'ailes et le bruit d'une cascade… Point de fracas ni de tintamarre, c'est l'endroit le plus calme de la maison, et l'air y est aussi précieux!
Ne cherches pas ailleurs cet ailleurs qui est à deux pas (deuxième porte à gauche au fond du couloir), oui, même là.